Questions fréquentes sur la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA)
Vous allez prochainement bénéficier d’une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA), également appelée ligamentoplastie du LCA.
Le ligament croisé antérieur est l’un des principaux ligaments stabilisateurs du genou. Sa rupture survient fréquemment lors d’activités sportives comportant des pivots, des changements de direction ou des réceptions de saut.
L’objectif de l’intervention est de restaurer la stabilité du genou, de permettre la reprise des activités souhaitées et de limiter le risque de nouvelles lésions, notamment méniscales.
Pourquoi ne répare-t-on pas simplement le ligament rompu ?
Après une rupture complète, le LCA possède généralement une capacité de cicatrisation spontanée insuffisante pour restaurer durablement sa fonction.
Le traitement chirurgical consiste donc le plus souvent à reconstruire le ligament à l’aide d’un tendon prélevé sur le /la patiente(e), appelé greffon.
Dans certaines ruptures particulières, d’autres techniques peuvent être envisagées.
Quel tendon est utilisé pour reconstruire le LCA ?
Plusieurs greffons peuvent être utilisés.
Le Dr Brunet utilise:
- soit les tendons ischio-jambiers, notamment le demi-tendineux, parfois associé au gracile pour réaliser un retour externe
- soit une partie du tendon rotulien
Chaque technique présente des avantages et des inconvénients. Le choix dépend notamment de votre anatomie, de votre activité sportive et de vos antécédents.
Comment se déroule l’intervention ?
Le Dr Brunet réalise la reconstruction du LCA sous arthroscopie, à l’aide d’une caméra introduite dans l’articulation par de petites incisions.
Le Dr Brunet peut ainsi examiner l’ensemble du genou et traiter, si nécessaire, certaines lésions associées.
Le greffon est préparé puis positionné à l’emplacement du ligament croisé antérieur à travers des tunnels réalisés dans le tibia et le fémur. Il est ensuite fixé afin de reconstruire le ligament.
Les lésions du ménisque peuvent-elles être traitées en même temps ?
Oui.
Une rupture du LCA est fréquemment associée à une lésion méniscale.
Lorsque cela est possible, le Dr Brunet privilégie généralement la conservation et la réparation du ménisque par suture plutôt que son ablation.
Une suture méniscale réalisée en même temps que la ligamentoplastie peut toutefois modifier les consignes postopératoires, notamment concernant la flexion du genou.
Combien de temps dure l’intervention ?
Une reconstruction isolée du LCA dure généralement environ une heure, avec des variations selon la technique utilisée et les éventuels gestes associés.
Le temps total passé au bloc opératoire est supérieur en raison de l’installation, de l’anesthésie et du passage en salle de réveil.
Quelle anesthésie est utilisée ?
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale associée à une anesthésie locorégionale afin d’améliorer le contrôle de la douleur postopératoire. Le Dr Brunet complète l’anesthésie loco-régionale par une infiltration du site opératoire afin de contrôler les douleurs post-opératoires.
L’intervention peut-elle être réalisée en ambulatoire ?
Oui. La reconstruction du LCA est aujourd’hui réalisée en ambulatoire, avec une entrée et une sortie de l’établissement le même jour.
Une hospitalisation peut néanmoins être nécessaire dans certaines situations particulières.
Quand pourrai-je marcher ?
Après une reconstruction isolée du LCA, l’appui est autorisé immédiatement.
Des béquilles sont utilisées pendant les premiers jours afin de sécuriser la marche.
Dois-je porter une attelle ?
Le port systématique d’une attelle n’est pas nécessaire.
La kinésithérapie est-elle indispensable ?
Oui. La rééducation est une partie essentielle du traitement.
Elle commence généralement très rapidement après l’intervention.
Ses principaux objectifs sont :
- diminuer la douleur et le gonflement ;
- récupérer l’extension complète du genou ;
- récupérer progressivement la flexion ;
- retrouver une marche normale ;
- renforcer les muscles, notamment le quadriceps et les ischio-jambiers ;
- travailler l’équilibre et la proprioception ;
- préparer progressivement le retour aux activités sportives.
La qualité et la régularité de la rééducation jouent un rôle majeur dans le résultat final.
Est-il normal d’avoir une zone moins sensible autour de la cicatrice ?
Oui. Une petite zone de diminution de la sensibilité autour d’une cicatrice peut survenir en raison de l’atteinte de petites branches nerveuses cutanées.
Elle diminue souvent avec le temps mais peut parfois persister partiellement sans conséquence sur le fonctionnement du genou.
Puis-je à nouveau rompre mon ligament croisé ?
Oui. Une nouvelle rupture du ligament reconstruit est possible, même si elle reste minoritaire.
Il existe également un risque de rupture du LCA du genou opposé, notamment chez les patient(e)s jeunes pratiquant des sports de pivot.
Une rééducation complète et un programme de prévention lors de la reprise sportive permettent de réduire ces risques.
Mon genou sera-t-il exactement comme avant la rupture ?
L’objectif est de retrouver un genou stable, mobile et compatible avec vos activités quotidiennes et sportives.
Une grande majorité des patients obtient une amélioration importante de la stabilité.
Cependant, aucun traitement ne peut garantir que le genou sera strictement identique à ce qu’il était avant le traumatisme, notamment lorsqu’il existe des lésions associées du ménisque ou du cartilage
La reconstruction du LCA empêche-t-elle l’arthrose ?
Non.
La reconstruction vise principalement à restaurer la stabilité du genou et à limiter les épisodes d’instabilité susceptibles d’endommager les ménisques et le cartilage.
Elle ne supprime pas totalement le risque d’arthrose à long terme, qui dépend également du traumatisme initial et des éventuelles lésions méniscales ou cartilagineuses associées.
Quand dois-je contacter rapidement le Dr Brunet après l’intervention ?
Contactez l’équipe chirurgicale en cas de :
- fièvre persistante ;
- écoulement ou rougeur importante d’une cicatrice ;
- augmentation brutale ou inhabituelle des douleurs ;
- gonflement très important du genou ou de la jambe ;
- douleur inhabituelle du mollet ;
- perte brutale de mobilité ;
- nouveau traumatisme important du genou.
En cas de douleur thoracique, difficulté respiratoire importante ou malaise, une évaluation médicale urgente est nécessaire.
Le service des urgences de l’ Hôpital Privé d’Antony est ouvert 24h/24, 7j/7.
À retenir
La reconstruction du ligament croisé antérieur a pour objectif de restaurer la stabilité du genou et de permettre la reprise des activités, notamment sportives.
L’intervention ne représente cependant qu’une partie du traitement : la rééducation et la reprise progressive du sport sont essentielles au résultat final.
La récupération s’effectue sur plusieurs mois et la reprise des sports de pivot nécessite généralement 9 à 12 mois, en fonction de la récupération musculaire et fonctionnelle.
Chaque patient(e), chaque rupture et chaque pratique sportive étant différents, les informations présentées dans cette FAQ sont générales. Les consignes personnalisées données par le Dr Brunet et votre kinésithérapeute restent prioritaires.