Questions fréquentes sur les prothèses du genou : prothèse totale et prothèse unicompartimentale
Vous allez prochainement bénéficier d’une prothèse du genou. Selon l’étendue de l’arthrose et l’état de votre articulation, il peut s’agir d’une prothèse totale du genou (PTG) ou d’une prothèse unicompartimentale du genou (PUC).
Ces interventions ont pour objectif principal de soulager les douleurs liées à l’usure de l’articulation et de vous permettre de retrouver une meilleure mobilité et une vie quotidienne plus confortable.
La prothèse totale remplace l’ensemble des surfaces articulaires fémoro-tibiales, tandis que la prothèse unicompartimentale ne remplace que la partie du genou atteinte par l’arthrose et permet de conserver les autres compartiments ainsi que les principaux ligaments du genou.
Le choix entre ces deux interventions dépend avant tout de l’étendue de l’arthrose, de votre anatomie et de l’état de vos ligaments.
Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquemment posées avant et après l’intervention.
Quelle est la différence entre une prothèse totale et une prothèse unicompartimentale ?
Le genou comporte trois compartiments principaux :
- le compartiment fémoro-tibial interne ;
- le compartiment fémoro-tibial externe ;
- le compartiment fémoro-patellaire, entre la rotule et le fémur.
La prothèse totale du genou (PTG) remplace l’ensemble des surfaces articulaires fémoro-tibiales. Elle comporte généralement une pièce fémorale, une pièce tibiale et un insert en polyéthylène permettant leur articulation. La rotule peut être conservée ou recevoir un implant selon les situations et la technique utilisée.
La prothèse unicompartimentale du genou (PUC) ne remplace qu’un seul compartiment fémoro-tibial lorsqu’il est atteint par l’arthrose. Les autres parties du genou et les principaux ligaments, notamment les ligaments croisés, sont conservés.
Elle permet donc de préserver davantage l’os, les compartiments articulaires sains et la mécanique naturelle de l’articulation.
Combien de temps dure l’intervention ?
Pour une prothèse totale, l’intervention dure généralement environ 75 minutes.
Pour une prothèse unicompartimentale, elle est généralement inférieure ou proche d’une heure.
Ces durées peuvent varier selon les patients et la technique utilisée.
Le temps total passé au bloc opératoire est supérieur à la durée de l’intervention elle-même en raison de l’installation, de l’anesthésie et de la surveillance en salle de réveil.
Quand pourrai-je me lever et marcher ?
La marche est reprise très précocement, généralement le jour même de l’intervention ou le lendemain.
L’appui sur la jambe opérée est habituellement autorisé immédiatement.
Des béquilles sont utilisées au début pour sécuriser la marche, puis progressivement abandonnées lorsque celle-ci devient suffisamment stable et confortable.
La récupération de la marche et de la mobilité est souvent plus rapide après une prothèse unicompartimentale qu’après une prothèse totale, car davantage de tissus, d’os et de ligaments sont conservés.
Combien de temps vais-je rester à l’Hôpital Privé d’Antony ?
Après une prothèse unicompartimentale, l’intervention est généralement réalisée en ambulatoire avec un retour à domicile le jour même. Une courte hospitalisation peut néanmoins être proposée dans certaines situations.
Après une prothèse totale, l’hospitalisation est généralement courte, environ deux nuits.
Dans tous les cas, la sortie dépend de votre état général, du contrôle de la douleur et de votre autonomie pour vous déplacer en sécurité.
Dois-je aller en centre de rééducation ?
Dans la majorité des cas, le retour à domicile est privilégié.
La rééducation peut être réalisée en Hôpital de Jour, c’est-à-dire en venant au centre de rééducation sur des demi-journées sans y dormir. Après une prothèse unicompartimentale, elle peut également être réalisée avec votre kinésithérapeute de ville.
Un séjour en centre de rééducation en Temps Complet peut être proposé en cas de perte d’autonomie, de difficultés importantes pour marcher, de pathologies associées ou lorsque l’environnement à domicile ne permet pas une récupération dans de bonnes conditions.
Que faire si mon genou reste raide ?
Une certaine raideur est normale pendant les premières semaines.
La priorité est de récupérer progressivement l’extension complète du genou et une flexion satisfaisante.
Une raideur importante ou une stagnation de la mobilité doit être signalée au Dr Brunet afin d’en rechercher la cause et d’adapter la prise en charge.
Est-il normal d’avoir une zone moins sensible autour de la cicatrice ?
Oui. Une diminution de la sensibilité autour de la cicatrice est très fréquente après une prothèse du genou.
Elle est liée à la section de petites branches nerveuses cutanées lors de l’abord chirurgical.
La zone insensible peut diminuer progressivement, mais une petite modification de sensibilité peut persister durablement sans conséquence sur le fonctionnement du genou.
Pourrai-je m’agenouiller ?
Une fois la cicatrisation obtenue, s’agenouiller n’endommage généralement pas la prothèse.
Cette position peut cependant rester désagréable ou difficile, notamment en raison de la sensibilité de la cicatrice ou d’une sensation inhabituelle sur la face antérieure du genou.
Certains patients retrouvent facilement cette possibilité, tandis que d’autres préfèrent éviter cette position.
L’arthrose peut-elle évoluer après une prothèse unicompartimentale ?
Oui. Après une prothèse unicompartimentale, les compartiments non remplacés sont conservés et peuvent donc développer ou voir progresser une arthrose au cours des années.
Cette évolution n’est pas systématique.
Si elle devient importante et symptomatique, une nouvelle intervention peut parfois être nécessaire.
Peut-on remplacer une prothèse unicompartimentale par une prothèse totale ?
Oui.
En cas d’usure, de descellement ou de progression importante de l’arthrose dans les autres compartiments, une prothèse unicompartimentale peut généralement être révisée et remplacée par une prothèse totale du genou.
L’un des intérêts de la prothèse unicompartimentale est précisément de conserver une quantité importante d’os lors de la première intervention.
Combien de temps dure une prothèse du genou ?
Les prothèses modernes ont une excellente longévité.
Pour les prothèses totales, la grande majorité fonctionne encore après 20 ans, et certaines restent parfaitement fonctionnelles beaucoup plus longtemps.
Les prothèses unicompartimentales peuvent également avoir une excellente longévité, notamment lorsque l’indication est correctement posée et l’implant bien positionné.
La durée de vie dépend notamment de l’âge, du niveau d’activité, du poids, de la qualité osseuse et des caractéristiques des implants.
Une surveillance régulière permet de contrôler l’évolution de la prothèse et, après une prothèse unicompartimentale, celle des autres compartiments du genou.
L’objectif principal reste la disparition ou la diminution importante de la douleur arthrosique et l’amélioration de la fonction.
Est-il normal d’entendre des bruits ou des « clics » dans mon genou ?
Oui. Certains patient(e)s perçoivent occasionnellement des clics ou des bruits mécaniques lors des mouvements.
Ils correspondent au fonctionnement des différents composants de la prothèse et ne traduisent pas nécessairement une anomalie lorsqu’ils ne sont pas associés à une douleur ou à une instabilité.
Puis-je passer une IRM avec une prothèse du genou ?
Dans la grande majorité des situations, une IRM peut être réalisée chez un patient(e) porteur d’une prothèse moderne.
Il est néanmoins important de signaler systématiquement votre prothèse au radiologue et à l’équipe réalisant l’examen.
Vais-je sonner dans les portiques des aéroports ?
Une prothèse peut parfois déclencher certains détecteurs de métaux.
Il suffit de signaler que vous êtes porteur d’une prothèse articulaire si un contrôle complémentaire est nécessaire.
Un certificat médical ou une carte de porteur de prothèse n’est généralement pas indispensable pour voyager.
Quand dois-je contacter rapidement le Dr Brunet ou l’infirmière coordinatrice RAAC ?
Contactez l’équipe chirurgicale ou l’infirmière coordinatrice RAAC en cas de :
- fièvre persistante ;
- écoulement ou rougeur importante d’une cicatrice ;
- augmentation brutale ou inhabituelle des douleurs ;
- gonflement très important de la jambe ;
douleur inhabituelle du mollet ;
blocage ou perte brutale de mobilité ou d’appui ;
traumatisme important ou chute sur le membre opéré.
En cas de douleur thoracique, difficulté respiratoire importante ou malaise, une évaluation médicale urgente est nécessaire : le service des urgences de l’Hôpital Privé d’Antony est ouvert 24H/24, 7J/7.
À retenir
La prothèse totale et la prothèse unicompartimentale ont le même objectif principal : réduire fortement les douleurs liées à l’arthrose et améliorer la marche, la mobilité et la qualité de vie.
Lorsque l’arthrose est limitée à une seule partie du genou et que les conditions anatomiques et ligamentaires le permettent, la prothèse unicompartimentale permet de traiter uniquement la partie malade en conservant les structures saines de l’articulation.
Lorsque l’arthrose est plus étendue, la prothèse totale permet de remplacer l’ensemble des surfaces articulaires atteintes.
La récupération est progressive et demande du temps. La mobilisation précoce, la rééducation et la participation active du patient jouent un rôle important dans le résultat final.
Chaque patient étant différent, les informations présentées dans cette FAQ sont générales. Les recommandations personnalisées données par le Dr Brunet et son équipe restent prioritaires.